La mafia sicilienne et la drogue

La mafia sicilienne et la drogue
Cosa Nostra et Trafic de stupéfiants



L' évolution transnationale de la Cosa Nostra a été facilitée par les courants migratoires, notamment aux Etats-Unis, où les Siciliens ont conservé par le biais de la migration le contrôle d'une large part du marché d'héroïne. Mais elle n'a pas été en mesure d'établir en Europe un monopole sur le marché de la drogue, bien qu'elle ait tenté d'obtenir l'exclusivité des importations. Selon l'Observatoire Géopolitique Des Drogues (OGD), ses bénéfices sur le marché de la drogue seraient en net recul.

Histoire

Prétendument proscrit par les règles de fonctionnement interne de l'organisation mafieuse et parfois exposé par le cinéma Américain comme une activité considérée par ces hommes d'honneurs comme déshonorante le trafic de stupéfiants est pourtant rapidement devenu une des activités stratégiques pour Cosa Nostra au cours des années 1960-1970. C'est Gaetano Badalamenti qui, au début des années 1970, mettra, sur pieds la filière d'exportation connue plus tard sous l'appellation de Pizza Connection. S'appuyant sur deux familles palermitaines ce réseau achetait massivement de l'héroïne au trafiquant turc Musululu, avant de l'exporter vers les Etats-Unis et de la distribuer sur place, à l'insu des familles italo-américaines, au travers un réseau étoffé de petits commerces (dont une chaîne de pizza), tenus par des émigrés siciliens, calabrais ou albanais. (2)
La Pizza Connection , démantelée progressivement au début des années 1980, marqua une étape importante dans les méthodes de blanchiment et de transfert de liquidités. C'est au cours de cette période que vont s'imposer de nouvelles figures de l'organisation mafieuse. Des familles de la Sicile occidentale, considérées jusqu'alors comme « mineures », vont s'imposer progressivement au sein de Cosa Nostra grâce aux filières de la Pizza Connection.
Au milieu des années 1970, le démantèlement des réseaux de la French Connection (3) , va faciliter la montée en puissance des familles de Cosa Nostra dans le trafic international d'héroïne. En 1978, Cosa Nostra abandonnait provisoirement la contrebande de cigarettes en raison de la multiplication des contentieux internes à l'organisation et de la plus grande attention portée à ce trafic par les douanes italiennes. Cette décision accéléra la reconversion des filières de contrebande vers le trafic de stupéfiants. Tommaso Spadaro, Nunzio La Mattina et Pino Savoca devinrent les pourvoyeurs incontournables en morphine-base des différentes familles mafieuses siciliennes tandis que des laboratoires de transformation en héroïne s'installaient dans un triangle constitué des communes de Bagheria, Casteldaccia et Villabate.
Au début des années 1980, la Drug Enforcement Agency (DEA) américaine estimait que la Cosa Nostra sicilienne couvrait un tiers des besoins du marché nord-américain, soit environ quatre tonnes d'héroïne pure par an. En 1984, une raffinerie d'héroïne, installée à Caccamo, localité située à 40 km de Palerme, fut démantelée. Ce laboratoire était contrôlé par les Corleonesi qui l'utilisait pour leurs exportations vers la famille italo-américaine new-yorkaise de John Gambino. Interpellé à cette occasion, Salvatore Cancemi devint un repenti sur les affaires de trafic de stupéfiants et apporta des révélations sur les filières d'exportation d'héroïne de la Sicile vers les Etats-Unis, tandis que Francesco Marino Mannoïa(3) , chimiste du laboratoire de Caccamo, également repenti, porta des accusations sévères de collusion entre Salvatore (Toto) Riinà et Giulio Andreotti.
Coopérations
Début des années 1990, plusieurs affaires judiciaires dévoielent la collaboration entre certaines familles mafieuses siciliennes et des membres de cartels colombiens autour du trafic de cocaïne.
En 1991, Giuseppe Lottusi est arrêté à Milan : il était l'homme de confiance du cartel de Medellin pour ses opérations financières avec l'Italie ; il utilisait la société financière helvétique FIMO, installée dans le canton du Tessin, pour blanchir les fonds qui lui étaient confiés par les familles siciliennes pour le paiement de la cocaïne colombienne. On estime que 500 millions de dollars transitèrent ainsi par la FIMO. Les fonds étaient ensuite expédiés en partie vers Genève par colis postaux, où ils étaient crédités sur un compte d'une société vénézuélienne auprès de la BCI-TDB, une filiale de l'Union de Banque Privée. L'argent était ensuite transféré au cartel de Medellin. Ce système de blanchiment supposait des complicités politiques en Suisse. Gianfranco Cotti, administrateur de la FIMO était en même temps conseiller national démocrate-chrétien et présidait la commission parlementaire chargée de la lutte contre le blanchiment. Dans le cadre de ses opérations, Lottusi utilisait également les services de la Banque Albis, où une autre parlementaire suisse, ancienne vice-président de la World Anti-Communist League (WACL), était administratrice (4) .
En 1993, Gustavo Delgado Upegui, conseiller financier personnel de Pablo Escobar, passé au service du cartel de Cali, était à son tour interpellé en Italie à Bassano del Grappa. En moins d'une année, il avait blanchit en Italie pour le compte de Carlos Londono, un des chefs du cartel de Cali, près de 100 millions de dollars provenant du trafic de cocaïne. Au travers de multiples comptes bancaires et de sociétés écrans (Tower bank, Banco Nacional de Panama, South America Exchange, Astrocambio, Jurina International Panama, SBS, UBS, Crédit Suisse, Caja de Madrid, Algemeine Bank de Gibraltar, Chase Manhattan Bank, Credito Deposito, Delta Corp., Sud America express et Banco Intercontinental dal Sud America), Upegui injectait l'argent à blanchir dans la société italienne de négoce d'or Eurocatene des frères Pataro.
En 1995, 5,5 tonnes de cocaïne colombienne provenant du cartel de Cali furent saisies à Turin après leur déchargement dans le port de Gênes. Ce chargement était pris en compte par des membres des familles de Catane contrôlées par Benedetto Santapaola (5) . La valeur à la revente de ce chargement, fractionnable en quelques 22 millions de doses, était estimée à 300 millions de dollars. Cette saisie intervint dans le cadre d'une opération de grande ampleur engagée aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et dans de nombreux autres pays à l'encontre des familles siciliennes Cuntrera, Caruana et Vella, originaires de Siculiana.

Mutation des organisations criminelles liées à la drogue
Si durant les années 1980, la transformation, l'exportation et, dans une moindre mesure, la distribution de stupéfiants étaient, pour une large part, entre les mains des grandes organisations criminelles, depuis le début des années 90, le monde du commerce des drogues présente une physionomie sensiblement différente. Une multitude de petits entrepreneurs, et même de familles au sens nucléaire ont proliféré. A côté des tonnes de drogues saisies, à propos desquelles les polices font un grand étalage publicitaire, circulent sur le marché une quantité considérable de petits lots transportés par des fourmis. Mis bout à bout, ils constituent des livraisons bien plus importantes (les rapport mensuels de l'Organisation mondiale des douanes (OMD).
Si le processus de restructuration de la Cosa Nostra est encore mal connu, il parâit acquis que le démantèlement d'un réseau n'affecte qu'une portion infime des quantités de drogues en jeu. Mais il existe d'autres facteurs qui ont provoqué ou permis la transformation des organisations liées au commerce des drogues.
Depuis le début des années 1990, la répression a poussé la Cosa Nostra à se réorganiser différemment, les grandes organisations criminelles ayant compris que des structures décentralisées étaient beaucoup moins vulnérables ont entamé un processus de reconversion, quand elles n'anticipaient pas les événements.

L'explosion des productions
Depuis dix ans les observateurs remarquent une stabilité ou une extension des zones de production anciennes de cocaïers, de pavot et de cannabis; l'apparition de nouvelles zones de production (le pavot en Colombie ou le cocaïer en Géorgie) et la transformation de zones dont la production était jusqu'ici destinée à un usage traditionnel en fournisseur du marché international (l'Asie centrale, le Caucase, les Balkans et l'Ukraine en ce qui concerne le pavot et l'Afrique sub-saharienne en ce qui concerne le cannabis). Une des causes de cette production est la mondialisation des échanges, aggravée souvent par la mise en place des Programmes d'ajustement structurel, qui contribue à la marginalisation des agricultures de nombreux pays, en particulier en Amérique latine et en Afrique. A ce développement des cultures de plantes à drogues, s'ajoute l'explosion du marché des drogues de synthèse. Cette situation permet à toutes les organisations, quelle que soit leur dimension, et même à des individus, de s'approvisionner sans difficultés en drogues de toute nature.
Les grands marchés traditionnels, les Etats-Unis et l'Europe, sont relativement stables. Mais depuis quelques années sont apparus de nouveaux marchés en développement rapide auxquels, parallèlement à une explosion de la consommation de toutes les drogues dans les pays producteurs eux-mêmes, et d'une façon plus générale dans les pays du tiers monde, dont la dimension des marchés compense les prix très bas pratiqués. Ces diversifications, à la fois des marchés de consommation et des zones de production, sont donc une première explication à la multiplication du nombre des petits et moyens entrepreneurs. Et cela d'autant plus que les victimes de la crise à la fois dans le tiers monde et dans les grandes métropoles des pays développés sont de plus en plus nombreuses et que la production et le trafic – voire une consommation "utilitariste" – de drogues s'intègrent à des stratégie de survie.
La fin de la guerre froide n'a fait que révéler l'absence de motifs idéologiques qui préside au déclenchement à la libération des forces relevant de facteurs ethniques, religieux ou nationaux. Les belligérants ne pouvant désormais compter sur le financement de leurs puissants protecteurs ont dû trouver dans les trafics, dont celui de drogues, des ressources alternatives. Le plus souvent, la fin de l'antagonisme des blocs a révélé des conflits de caractère ethnique, national, religieux que la chape de plomb des régimes communistes avait contribué à masquer. Les agents des services secrets de nombreux pays qui, pendant la période précédente, avaient utilisé la drogue comme moyen de financer des opérations non-officielles, se sont souvent reconvertis — en Russie, au Pakistan ou en Afrique du Sud dans des activités ayant des fins purement criminelles. Cette réalité, qui s'ajoute aux facteurs que nous avons évoqués plus haut, a entraîné la multiplication de ce que l'OGD définit comme les "réseaux courts ou fragmentés". Leurs acteurs ne sont pas des "professionnels" du trafic ; ils ne sont pas spécialisés dans un produit ; ils n'opèrent que sporadiquement et abandonnent leurs activités criminelles dès que leurs objectifs politiques ou économiques sont atteints.

http://www.bancpublic.be

# Posté le jeudi 27 novembre 2008 11:36

La chute des parrains de Cosa Nostra

La chute des parrains de Cosa Nostra


Arrestations massives de mafieux siciliens

jeudi 7 février 2008

Une vaste opération anti-mafieuse nommée « Old Bridge » a eu lieu ce jeudi à New-York et en Italie, à Palerme (Sicile) et à Naples (Campanie). Les sources policières américaines estiment à 54 le nombre de personnes arrêtées sur le territoire américain dans le cadre de cette opération. Le total des personnes arrêtées est estimé de 74 à 80, selon les sources, sur les deux territoires, pour 90 mandats d'arrestation. Certaines des personnes visées par ces mandats étaient déjà aux mains de la justice italienne, mais 8 des 62 suspects que la justice américaine souhaitait appréhender sont en fuite. La mafia sicilienne et napolitaine cherchait à se rapprocher d'autres mafieux, opérant sur le territoire des États-Unis. Cette arrestation a été rendue possible par une coopération entre la police judiciaire italienne et le FBI, au cours d'une enquête de plus de 5 années
Les chefs d'inculpation sont divers : ils comprennent 8 meurtres et tentatives de meurtre, racket, extorsions de fonds, association mafieuse, trafic de stupéfiants, blanchiment d'argent, jeux clandestins, violation de la législation sur les syndicats et trafic d'ordure illicite (pour certains membres de la Camorra). Francesco Messineo, procureur anti-mafia à Palerme, pense que « la mafia sicilienne tente, à travers un dialogue renforcé avec la mafia de New York, de remettre sur pied un marché de la drogue, qui est beaucoup plus lucratif que celui de l'extorsion ». Certains des chefs d'inculpation concernent des infractions commises dans les années 70 et 80.
La Camorra, mafia locale de Naples, a été entre autres la cible de ces arrestations : parmi les prévenus se trouvent plusieurs responsables de cette organisation, dont Vincenzo Licciardi, âgé de 42 ans et dont la recherche par les services de police italiens durait depuis 2004. Cette personne est soupçonnée d'être un des « capi » (chefs) de la Camorra et a été arrêtée en dehors de l'opération « Old Bridge ».
À Palerme, les arrestations ont concerné des clans mafieux proches d'un des chefs présumés de Cosa Nostra, Salvatore Lo Piccolo, qui a été arrêté en septembre 2007.
Les leaders de la famille Gambino, implantée aux États-Unis et qui était en difficulté à cause des arrestations de nombre de ses responsables, semblent avoir été arrêtés. La famille Gambino est connue pour avoir fait l'objet de forts soupçons de la justice dans l'enquête de la Pizza Connection, un trafic de drogue des années 80 entre les États-Unis et la Sicile. John D'Amico, l'une des « têtes » de la famille est en fuite, mais Domenico Cefalu, un de ses lieutenants, ainsi qu'un de ses conseillers, Joseph Corozzo, ont été arrêtés. L'arrestation d'un des hommes de main de cette famille, Charles Carneglia, est également à noter.
Les autorités judiciaires italiennes se sont félicitées de ces arrestations, espérant avoir ainsi avoir ébranlé un peu plus les clans mafieux. Le ministre de l'Intérieur italien, Giuliano Amato, a considéré que les forces de police étaient « en train de décapiter l'ensemble des organisations criminelles, même en Campanie », ce dont il les a félicitées. Voilà bien la preuve, a estimé le procureur de New-York, que « le crime organisé continue à exister dans la ville et dans l'Etat de New York » alors que le chef de la police de New-York reconnaissait que l'opération était un « très gros coup ».

Liste non exhaustive des prévenus :

* Famille Gambino
o Domenico Cefalu
o Joseph Corozzo
o Charles Carneglia
o Francesco Paolo Augusto Cali, représentant de la famille Gambino en Sicile

* Cosa Nostra
o Gianni Nicchi

* Camorra
o Vincenzo Licciardi



Désolé j'ai perdu la source de cet article.
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# Posté le jeudi 27 novembre 2008 11:31

A Palerme et à New York, la Pieuvre décapitée par la police

A Palerme et à New York, la Pieuvre décapitée par la police
A Palerme et à New York, la Pieuvre décapitée par la police

Rome ÉRIC JOZSEF

samedi 9 février 2008

A Palerme, depuis la très sanglante guerre de mafia du début des années 80, on les appelait «les fugitifs». Pourchassés par les sicaires des Corleonais, traqués par les hommes de main de Toto Riina, nombre de parrains palermitains avaient ainsi préféré abandonner la Sicile pour chercher refuge chez leurs cousins d'outre-Atlantique. Les polices italiennes et américaines viennent de rouvrir l'album de famille.
Jeudi, au cours d'une vaste opération baptisée «Old Bridge», 90 mandats d'arrêt ont été émis en Sicile et à New York mettant en lumière le retour des «perdants» dans le jeu de la criminalité organisée et la reprise des affaires transatlantiques comme au bon vieux temps de la famille Gambino et de la Pizza connection, le grand trafic d'héroïne des années 70.
Parmi les personnes interpellées figurent quelques vieilles connaissances des services de police. Agé de 82 ans, Filippo Casamento a par exemple été arrêté à l'aube dans sa maison de Staten Island, à New York. «Putain, comme je suis élégant», a-t-il lâché, les menottes aux poignets. Objet d'un mandat d'expulsion des Etats-Unis, il vivait illégalement à New York après avoir été accusé du meurtre, en 1982, du boss sicilien Pietro Inzerillo, retrouvé criblé de balles dans le coffre d'une voiture, dans le New Jersey.
Dynasties. Mais surtout, les enquêteurs ont mis la main sur la nouvelle génération des grandes dynasties mafieuses italo-américaines qui, à la suite des grandes vagues d'arrestation des dernières années, tentait d'oublier les conflits du passé et de renouer des liens, en particulier dans le trafic des stupéfiants.
Au c½ur de la nouvelle organisation : Frank «Boy» Cali, 43 ans, homme d'honneur du clan new-yorkais Gambino, marié à la petite-fille de Pietro Inzerillo. Jeune parrain de Brooklyn, c'est lui qui depuis quelques années gérait une bonne partie des affaires de la Cosa Nostra américaine. Il a été appréhendé à l'aube, au domicile de sa maîtresse. Giovanni Inzerillo a lui été cueilli à Palerme. Agé de 36 ans, il est le neveu de Pietro et le fils de Salvatore Inzerillo, le grand parrain palermitain dont l'exécution en 1981 par les Corleonais de Toto Riina avait déclenché le signal d'un changement de règne au sein de Cosa Nostra. A partir de cette date, les traditionnels clans de la capitale sicilienne furent décimés. Les «ruraux» de Corleone prirent sauvagement d'assaut Palerme et toute la Sicile. Un millier de morts plus tard, une sorte de trêve fut acceptée par Toto Riina et ses acolytes : les survivants furent autorisés à fuir aux Etats-Unis à condition de ne jamais revenir dans l'île.
Pendant près de vingt ans, ce pacte sera respecté. Mais les coups portés par la justice italienne contre les Corleonais ont entraîné la redistribution des cartes. Toto Riina a notamment été arrêté en 1993, Bernardo Provenzano, son successeur, en 2006. Les Corleonais ont ainsi perdu beaucoup de pouvoir et autant de trafics. Les vaincus de la guerre de la mafia, dont Giovanni Inzerillo, ont pu commencer à remettre pied en Italie. «La mafia sicilienne tente, à travers un dialogue renforcé avec celle de New York, de remettre sur pied un marché de la drogue qui est beaucoup plus lucratif que le racket», a expliqué Francesco Messineo, procureur général de Palerme. En clair, depuis environ quatre ans une partie de la Pieuvre sicilienne aurait signé la paix avec les fils des «fugitifs» pour récupérer le trafic des stupéfiants qui lui a échappé.
Règlements de compte. Au sein de la mafia, cette stratégie visant à autoriser le retour des «Américains» n'était pas unanimement partagée, ce qui faisait craindre aux enquêteurs une reprise des règlements de compte. L'opération «Old Bridge» a permis de décapiter cette nouvelle alliance. «C'est le début de la fin» de la mafia se réjouit l'écrivain Andrea Camilleri. «"Le Parrain" et "Les Soprano" ne sont pas qu'une fiction cinématographique, minimise le numéro deux du FBI, John Pistole, Cosa Nostra est encore bien vivante et représente une vraie menace en particulier à New York.»

www.libération.fr
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# Posté le jeudi 27 novembre 2008 11:28

Opération anti-mafia en Sicile, les biens d'un «boss» mis sous séquestre

Opération anti-mafia en Sicile, les biens d'un «boss» mis sous séquestre
Opération anti-mafia en Sicile, les biens d'un «boss» mis sous séquestre

jeudi 25 janvier 2007

La police italienne a conduit jeudi une vaste opération anti-mafia à Palerme (Sicile) à la demande d'un juge d'instruction qui a délivré 48 mandats d'arrêt et ordonné la mise sous séquestre des biens d'un «boss» de Cosa Nostra en fuite Salvatore Lo Piccolo, selon l'agence Ansa.

Les mandats d'arrêt concernent des chefs et affiliés de plusieurs familles mafieuses de la région de Palerme, identifiés grâce à la mise sur écoute de leurs réunions secrète dans un hangar.

Quant aux biens mis sous séquestre pour un total de 16 millions d'euros, il s'agit d'entreprises et de propriétés présumées faire partie du trésor de Salvatore Lo Piccolo, 64 ans, recherché depuis 20 ans et soupçonné d'être le nouveau chef suprême de Cosa Nostra depuis l'arrestation de Bernardo Provenzano l'an dernier.








L'écoute des réunions secrètes entre petits chefs et membres de la mafia a permis de rassembler une masse d'éléments sur les extorsions de fonds de nombreux commerçants dans une vaste zone de la région de Palerme et sur les relations d'affaires entre mafieux et certains entrepreneurs complices, selon Ansa.

Par ailleurs, une perquisition a été opérée au bureau d'un juriste palermitain soupçonné d'être un conseiller économique de la mafia.

Les 48 personnes arrêtées ou recherchées dans le cadre de l'opération baptisée «Occident» sont accusées d'association mafieuse, extorsion, destruction de biens, recyclage d'argent sale et substitution de biens.

Dans la liste des biens placés sous séquestre figurent des entreprises du bâtiments, des commerces d'alimentation et de matériel électronique, ainsi que des comptes en banques et des propriétés immobilières. Parmi ces dernières, un vaste terrain où un complexe touristique est en cours de construction.

Selon Ansa, le dossier de l'opération Occident comporte également la photographie d'un «déjeuner d'affaire» des représentants de différentes familles mafieuses dans un restaurant palermitain, repas organisé en sous-main par Salvatore Lo Piccolo pour ratifier un traité de paix entre clans rivaux.

www.cyberpresse.ca©

# Posté le samedi 10 février 2007 17:57

Toto Riina retourne en prison

Toto Riina retourne en prison
Toto Riina retourne en prison 25/12/2006

Toto Riina a dirigé Cosa Nostra jusqu'à son arrestation en janvier 1993

L'ex-chef suprême de la mafia sicilienne, Toto Riina (76 ans), qui avait été hospitalisé mercredi pour des problèmes cardiaques a réintégré lundi sa prison de Milan, a annoncé l'agence Ansa.

Riina, victime de deux infarctus dans le passé, a subi une série d'examens, indique l'agence sans plus de précisions.

Surnommé "la bête", Toto Riina a dirigé Cosa Nostra jusqu'à son arrestation en janvier 1993. Depuis, il a été condamné une quinzaine de fois à la perpétuité, en particulier pour meurtres.

L'ancien mafieux est soumis à un régime carcéral strict, appelé en Italie le 41 bis, une référence à l'article du code pénal régissant les conditions de détention pour les mafieux et les terroristes : sa cellule est éclairée 24H sur 24, il n'a droit qu'à de rares sorties et visites, et son courrier est passé au crible.

# Posté le samedi 10 février 2007 17:51