Petit retour dans le passé, en fouillant quelque peu afin de trouver des infos interressantes sur les dernières news, je tombe sur des news anciennes, certes, mais qui peuvent régaler les irréductibles de la Cosa Nostra.
Voilà, l'arrestation de Leoluca Bagarella, considéré comme un homme très influent en raison de son amitié avec Toto Riinà.
Arrestation du vice-roi de Cosa Nostra
L'un des plus féroces criminels de la Pieuvre a été arrêté samedi soir, à 19 heures, par les 007 de l'anti-Mafia. Il s'est rendu sans opposer de résistance. Les procureurs l'ont immédiatement entendu.
IL faisait chaud à Palerme hier soir, lorsque les 007 de la DIA - Direction des enquêtes anti-Mafia - ont enfin réussi à épingler l'un des parrains les plus féroces de Cosa Nostra, Leoluca Bagarella, « vice-roi » de la Pieuvre et beau-frère de Toto Riina, lequel est accusé d'être l'auteur du meurtre de Giovanni Falcone, le petit juge de Palerme assassiné en 1993.
Les agents de police l'avaient repéré alors qu'il traversait la ville en voiture. « C'est lui, c'est Leoluca », a dû murmurer l'un d'entre eux avant d'entamer une folle poursuite en voiture au coeur de Palerme, règne de Cosa Nostra.
Considéré comme l'un des dix plus féroces criminels du monde, Leoluca Bagarella est accusé d'être l'un des organisateurs et des exécuteurs des attentats de via Fauro à Rome, le 14 mai 1993, de via Dei Georgofili à Florence le 27 mai de la même année et de Milan le 27 juillet 1993. Il semblerait qu'il soit également à l'origine des bombes placées dans les églises de Saint-Jean-de-Latran et de Saint-Georges-Velabre à Rome et qu'il ait trempé dans les assassinats des juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino en 1993.
Un homme sans pitié, qui obéissait aveuglement aux ordres de Toto Riina. C'est à Bagarella que ce dernier se serait adressé pour éliminer Maurizio Costanzo, titulaire d'une émission de télévision, lequel s'était intéressé en direct aux problèmes de la Mafia. Le « Corleone » avait garé une voiture piégée sous l'appartement du journaliste. Ce tueur n'hésita pas non plus à assassiner le colonel Nini Russo en plein jour, le 20 août 1977. Il avait agi seul, attendant patiemment que le policier s'allume une cigarette pour lui tirer une balle en pleine tête. Et par peur d'être reconnu, il avait appliqué la vieille maxime de Cosa Nostra, « Pas de témoins », en abattant le professeur Filippo Costa, lequel accompagnait le colonel.
Le commissaire chargé de l'enquête, Boris Giuliano, s'était passionné pour cette affaire. Après avoir découvert l'un des repaires de Leoluca Bagarella, où ce dernier avait entreposé 4 kilos d'héroïne et une montagne de faux papiers d'identité, le commissaire avait reçu un coup de fil anonyme : « Giuliano, tu es un homme mort. » Trois semaines après, Boris Giuliano était froidement abattu dans un bar.
Ce personnage jouait un rôle clé au sein de l'honorable organisation en remplaçant Toto Riina en son absence et s'occupait du ravitaillement en explosifs tout en choisissant « la main-d'oeuvre » chargée de perpétrer les attentats. Bagarella faisait partie en somme du cerveau de Cosa Nostra, n'hésitant pas à participer aux opérations de « nettoyage » pour se débarrasser des concurrents.
Une guerre
sans pitié
Selon les déclarations de certains repentis, Leoluca Bagarella faisait partie de ceux qui avaient déclaré une guerre sans pitié à l'Etat italien, l'aile dure de Cosa Nostra. Arrêté une première fois en 1979, époque de sa « jeunesse brûlée », il fut libéré au cours de quelques mois. En 1980, lors du premier grand procès contre la Mafia, il fut condamné à six ans de prison et libéré au bout de quatre. C'est en 1969 qu'il commence à monter les échelons de la hiérarchie de Cosa Nostra, en profitant de son amitié d'enfance avec Toto Riina.
Décrit à la fois comme un homme cruel, soucieux des traditions, il avait décidé de célébrer son mariage dans les salons somptueux de la villa Igea, laquelle avait appartenu à une famille de la noblesse palermitaine. Un mariage fastueux où le champagne coulait à flots pendant que les invités dansaient sur l'air du « Parrain » de Nino Rota - auteur des musiques du film de Francis Ford Coppola, « The Godfather » - en son honneur.
Arrivé dans une Rolls-Royce de couleur crème, en arborant une queue-de-pie, le « mafioso » avait dansé pendant toute la nuit sous l'oeil indiscret des forces de l'ordre. Une façon de fêter également la victoire du « Corleone » sur les hommes d'honneur de Palerme. Le règne de Toto Riina et de Bagarella commençait.
C'est finalement en 1993 que son beau-frère, Giuseppe Marchese - frère de sa femme - décida de collaborer avec la justice en racontant dans les moindres détails l'histoire de Bagarella. Marchese avait dévoilé les caches de ce dernier, établi une liste minutieuse des assassinats commis par les « Corleone » et s'était attardé sur la lutte au sommet de Cosa Nostra alors que le vieux « parrain », Bernardo Provenzano, tentait de reprendre le pouvoir. Dès hier matin, Leoluca Bagarella a été entendu par le procureur de la République, Carlo Caselli, appuyé de nombreux magistrats de l'anti-Mafia. Ce matin, l'interrogatoire était toujours en cours
www.humanite.presse.fr©
Voilà, l'arrestation de Leoluca Bagarella, considéré comme un homme très influent en raison de son amitié avec Toto Riinà.
Arrestation du vice-roi de Cosa Nostra
L'un des plus féroces criminels de la Pieuvre a été arrêté samedi soir, à 19 heures, par les 007 de l'anti-Mafia. Il s'est rendu sans opposer de résistance. Les procureurs l'ont immédiatement entendu.
IL faisait chaud à Palerme hier soir, lorsque les 007 de la DIA - Direction des enquêtes anti-Mafia - ont enfin réussi à épingler l'un des parrains les plus féroces de Cosa Nostra, Leoluca Bagarella, « vice-roi » de la Pieuvre et beau-frère de Toto Riina, lequel est accusé d'être l'auteur du meurtre de Giovanni Falcone, le petit juge de Palerme assassiné en 1993.
Les agents de police l'avaient repéré alors qu'il traversait la ville en voiture. « C'est lui, c'est Leoluca », a dû murmurer l'un d'entre eux avant d'entamer une folle poursuite en voiture au coeur de Palerme, règne de Cosa Nostra.
Considéré comme l'un des dix plus féroces criminels du monde, Leoluca Bagarella est accusé d'être l'un des organisateurs et des exécuteurs des attentats de via Fauro à Rome, le 14 mai 1993, de via Dei Georgofili à Florence le 27 mai de la même année et de Milan le 27 juillet 1993. Il semblerait qu'il soit également à l'origine des bombes placées dans les églises de Saint-Jean-de-Latran et de Saint-Georges-Velabre à Rome et qu'il ait trempé dans les assassinats des juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino en 1993.
Un homme sans pitié, qui obéissait aveuglement aux ordres de Toto Riina. C'est à Bagarella que ce dernier se serait adressé pour éliminer Maurizio Costanzo, titulaire d'une émission de télévision, lequel s'était intéressé en direct aux problèmes de la Mafia. Le « Corleone » avait garé une voiture piégée sous l'appartement du journaliste. Ce tueur n'hésita pas non plus à assassiner le colonel Nini Russo en plein jour, le 20 août 1977. Il avait agi seul, attendant patiemment que le policier s'allume une cigarette pour lui tirer une balle en pleine tête. Et par peur d'être reconnu, il avait appliqué la vieille maxime de Cosa Nostra, « Pas de témoins », en abattant le professeur Filippo Costa, lequel accompagnait le colonel.
Le commissaire chargé de l'enquête, Boris Giuliano, s'était passionné pour cette affaire. Après avoir découvert l'un des repaires de Leoluca Bagarella, où ce dernier avait entreposé 4 kilos d'héroïne et une montagne de faux papiers d'identité, le commissaire avait reçu un coup de fil anonyme : « Giuliano, tu es un homme mort. » Trois semaines après, Boris Giuliano était froidement abattu dans un bar.
Ce personnage jouait un rôle clé au sein de l'honorable organisation en remplaçant Toto Riina en son absence et s'occupait du ravitaillement en explosifs tout en choisissant « la main-d'oeuvre » chargée de perpétrer les attentats. Bagarella faisait partie en somme du cerveau de Cosa Nostra, n'hésitant pas à participer aux opérations de « nettoyage » pour se débarrasser des concurrents.
Une guerre
sans pitié
Selon les déclarations de certains repentis, Leoluca Bagarella faisait partie de ceux qui avaient déclaré une guerre sans pitié à l'Etat italien, l'aile dure de Cosa Nostra. Arrêté une première fois en 1979, époque de sa « jeunesse brûlée », il fut libéré au cours de quelques mois. En 1980, lors du premier grand procès contre la Mafia, il fut condamné à six ans de prison et libéré au bout de quatre. C'est en 1969 qu'il commence à monter les échelons de la hiérarchie de Cosa Nostra, en profitant de son amitié d'enfance avec Toto Riina.
Décrit à la fois comme un homme cruel, soucieux des traditions, il avait décidé de célébrer son mariage dans les salons somptueux de la villa Igea, laquelle avait appartenu à une famille de la noblesse palermitaine. Un mariage fastueux où le champagne coulait à flots pendant que les invités dansaient sur l'air du « Parrain » de Nino Rota - auteur des musiques du film de Francis Ford Coppola, « The Godfather » - en son honneur.
Arrivé dans une Rolls-Royce de couleur crème, en arborant une queue-de-pie, le « mafioso » avait dansé pendant toute la nuit sous l'oeil indiscret des forces de l'ordre. Une façon de fêter également la victoire du « Corleone » sur les hommes d'honneur de Palerme. Le règne de Toto Riina et de Bagarella commençait.
C'est finalement en 1993 que son beau-frère, Giuseppe Marchese - frère de sa femme - décida de collaborer avec la justice en racontant dans les moindres détails l'histoire de Bagarella. Marchese avait dévoilé les caches de ce dernier, établi une liste minutieuse des assassinats commis par les « Corleone » et s'était attardé sur la lutte au sommet de Cosa Nostra alors que le vieux « parrain », Bernardo Provenzano, tentait de reprendre le pouvoir. Dès hier matin, Leoluca Bagarella a été entendu par le procureur de la République, Carlo Caselli, appuyé de nombreux magistrats de l'anti-Mafia. Ce matin, l'interrogatoire était toujours en cours
www.humanite.presse.fr©
