L'arrestation de Toto Riinà

L'arrestation de Toto Riinà
L'arrestation de Toto Riina


Vingt-trois ans de cavale meurtrière, et Salvatore Riina, parrain des parrains siciliens, est tombé. Après le martyre de Falcone et de Borsellino, l'espoir renaît. Pour cela, il aura fallu une mobilisation nationale. Et que, surtout, les politiciens balaient devant leur porte. Une chose est sûre: en Italie, rien ne sera plus comme avant


«Hanno arrestato u Curtu?» Oui. Ils ont arrêté le Courtaud. Ce 15 janvier 1993 , à 8 h 30, les carabiniers de Palerme - les «Têtes de cuir» - coincent l'homme invisible: Salvatore Riina, 62 ans, 1,59 mètre. Tottuccio pour les intimes. Les autres - ceux qui tiennent à la vie - lui donnaient du «don» Toto: c'est ainsi qu'on s'adresse au parrain de Corleone, au régent de la Coupole, au chef suprême de Cosa Nostra. Signes particuliers: a transformé la Sicile en stand de tir, en débit d'héroïne, en terrain vague. Il faut une grue pour soulever son casier judiciaire. Les fossoyeurs lui doivent beaucoup. Directement, 80 meurtres. Indirectement, des centaines et des centaines. Dont le gratin de la République: les élus Reina, Matarella, La Torre; les policiers Giuliano, Mancuso, Cassara, Montana; les carabiniers Russo, Basile, Dalla Chiesa; les juges Terranova, Chinicci, Falcone, Borsellino. «Nous avons capturé le premier du classement», dira Nicola Mancino, ministre de l'Intérieur. Toute la classe politique, toute la presse - jusqu'à «la Gazzetta dello Sport» - saluent la performance. Mais il aura fallu vingt-trois ans pour en arriver là. L'année 1969, à Bari, Cesare Terranova traîne en justice 71 Corléonais; et Toto disparaît. Vingt-trois ans de cavale, d'impunité, de défi. Vingt-trois ans de clins d'½il avec l'Etat.

En incarcérant Riina, c'est l'histoire de Corleone que l'on met sous les verrous


L'éditorialiste de La Repubblica, Giorgio Bocca, parle de «complot» et ajoute: «Cet assassin analphabète et féroce fut l'interlocuteur secret d'une classe politique indécente.» Comment est-il tombé? Le 9 janvier, le général Delfino, commandant les carabiniers du Piémont, reçoit un coup de fil de ses collègues de Novare. On lui passe un Sicilien - inconnu des services de police - ramassé la veille dans un contrôle de routine. La voix: «Je suis un homme mort. Je suis aussi un homme d'honneur. J'ai des choses à vous dire...» Silence. Puis la bombe: «Je suis le chauffeur de Toto Riina.» Fils de «Peppino le Turc» et berger de son état, Baldassare di Maggio, 39 ans, travaillait auparavant pour Giovanni Brusca et la famille de San Giuseppe Jato, affiliée aux Corléonais. Aujourd'hui, le clan Brusca veut le liquider. Donc Di Maggio doit fuir. Et s'entendre avec la police: Riina contre sa sécurité. On connaît la suite. Il demande à Delfino un crayon et du papier. Lui dessine les contours d'un quartier de Palerme: le fief du boss. Puis il fait une croix: «C'est là...» Il donne la marque du véhicule de Riina (Citroën ZX) et l'immatriculation. Que manque-t-il? Ses horaires de sortie: «Le matin...» Dans la foulée, il offre à Delfino une liste de 200 «noms». Et rapporte les voyages que Toto effectuait à Turin, en Lombardie, en Allemagne - ce qui dément la thèse selon laquelle Riina ne quittait jamais son île. Aujourd'hui, Di Maggio et sa famille ont déserté le paysage. Ils sont sous la protection des carabiniers, c'est-à-dire «nulle part». Toto, lui, a une adresse: la prison romaine de Rebibbia, le bunker où fut transféré Ali Agça, l'homme qui voulait tuer le pape. En incarcérant Riina, c'est l'histoire de Corleone que l'on met sous les verrous. Le bourg est perché sur un caillou, à 36 kilomètres au sud de Palerme. Un gros caillou dans la botte de l'Italie. Figure de l'après-guerre, le Dr Michele Navarra est le parrain du coin. Un parrain à l'ancienne: seuls comptent le respect, le pouvoir. Le «dottore» veut devenir «onorevole»: député. Directeur de l'hôpital - il a fait descendre son prédécesseur - Navarra invente une martingale qui restera dans l'Histoire: il délivre des certificats d'aveugle à tous ses électeurs «incertains». Pour entrer dans l'isoloir, ces gens-là ont besoin d'un accompagnateur. Toto accompagne. C'est là qu'il fait connaissance d'un psychopathe: Luciano Leggio, dit Liggio. Un tueur. Le lieutenant de Navarra. Le boss est un intellectuel, l'autre un gardien de chèvres; le premier ne rêve que de puissance, le second d'argent; le médecin achète les policiers, le malade leur tire dans le dos. Pour Riina, le choix s'impose: Liggio sera son maître, son «professore». L'excellent Luciano quitte Navarra et marche alors sur les brisées du parrain. Le docteur tente de l'éliminer. Le rate. C'est dommage. Le 2 août 1958, on retrouve son cadavre. Plombé de 76 balles.


Toto s'épanouit. Il a 28 ans. Un troisième Corléonais se joint à eux: Bernardo («Bino») Provenzano, alias «u vidanu», le péquenot, ou encore «u tratturi», le tracteur. De lui, Liggio dira: «Il a la cervelle d'une poule, mais il flingue comme le Bon Dieu.» Le charmant trio descend sur Palerme. Le sentier de la gloire. Ils investissent le marché du grain - 20% sur les ventes - des billards, des flippers, des cimetières, des travaux publics. Leur racket passe par une férocité inédite. Ils ne connaissent aucune règle, sinon celle du Beretta et de la mitraillette Thompson, le piano de Chicago, qui remplacent leur vieux fusil de berger. Toto et Bino y gagnent un surnom: «Le Belve», les bêtes fauves. Liggio étant atteint de la maladie de Pott, tuberculose osseuse, ils sont les béquilles du parrain. En 1974, lorsque Liggio est arrêté, Toto Riina devient son proconsul. Bientôt, il occupe un fauteuil au sein de la Coupole - conseil d'administration des familles siciliennes. Très tard, les Corléonais comprennent qu'ils ont manqué le train: les Palermitains sont dans la drogue jusqu'au cou; la came vient de Marseille; ils l'expédient vers les Etats-Unis. Et ça rapporte des millions de dollars. Toto veut sa part. C'est-à-dire tout. De sa cellule, Liggio, en stratège, lui conseille de nouer des alliances. Avec le clan Greco, à Palerme. Avec Nitto Santapaola, le parrain de Catane, où l'on décharge la morphine-base. 1981: la Saint-Barthélemy des voyous commence. Elle va durer deux ans. On relèvera, ou non, un bon millier de cadavres. Sulfatés à la kalachnikov. Etranglés. Démembrés. Dissous dans l'acide. Coulés dans le béton. Corleone a vaincu: Toto règne sur la Coupole. En pleine rue, il abat quiconque le dérange - magistrat, préfet, carabinier, député. Avec l'indifférence - complice ou bienveillante - de Rome. La brutalité corléonaise ébranle l'omertà. Dès 1973, le pionnier des repentis, Leonardo Vitale, vide son sac sur Toto: on l'enferme chez les fous. «Dix ans de perdus», dira le juge Falcone. Effectivement, en 1984, le fameux Tommaso Buscetta se met à table. Il confirme tout. Charge Riina et Liggio. Rafle. 464 inculpés. Le maxi-procès. Mais il fait l'impasse sur les politiques. Il sait que le Palazzo romain est encore trop infiltré, trop gangrené. Au plus haut niveau. Il confesse à Falcone: «Quand nous serons de l'Autre Côté, et j'y arriverai le premier parce qu'ils vont me tuer, je vous dirai qui sont ces politiciens et, même alors, vous serez étonné.» Il ne lâche qu'un nom: Vito Ciancimino, l'ancien maire de Palerme, Vito le Corléonais, qui mange dans la main de Toto. Buscetta ne se trompait guère.


La Cour de cassation va annuler des jugements, libérer des mafieux. Le pouvoir démantèle le pool anti-mafia, mute Falcone à Rome, n'assure pas la protection des repentis, ligote les policiers. Cosa Nostra triomphe. Le cancer semble incurable. Ec½urée, l'Italie réagit. En Sicile, le Palermitain Leoluca Orlando entraîne la jeunesse dans une croisade anti-mafia. Dans le Nord, les ligues prospèrent en dénonçant la «pourriture» romaine, en exigeant l' «amputation» du Sud. Et les élections leur donnent raison. Panique au Palazzo. Les «amis» protecteurs de l'honorable société voient leur pouvoir vaciller. Les juges, eux, amorcent le come-back. Dans un livre remarquable (1), Giovanni Falcone présente sa machine de guerre. Il définit le poste d'un super-procureur idéal. Deux mois avant sa mort, L'Express le taquinait: «Votre livre est-il un curriculum?» Sa moustache s'était fendue d'un bel éclat de rire... Toto, lui, ne voit rien venir. Il commet trois erreurs. Il demande à Salvo Lima, député européen, l'homme de Giulio Andreotti en Sicile, des faveurs et des mesures de clémence. De tenir ses promesses. Cette fois, le «parrain» démocrate-chrétien ne peut plus rien. Bon. Le 12 mars 1992, un tueur passe... Ensuite, ses méthodes choquent ses alliés: sa violence, sa paranoïa, qui le pousse à les surveiller, à embaucher des mouchards. Enfin, son esprit de vengeance et son goût du message publicitaire l'amènent à «dynamiter» les juges Falcone et Borsellino.

Nausée nationale

Trop, c'est trop. Ce n'est plus un deuil. C'est un haut-le-c½ur, une nausée nationale. La pression populaire balaie enfin les caciques de Rome. Aux manettes de l'Etat, le président de la République, Oscar Luigi Scalfaro, et le président du Conseil, Giuliano Amato - des hommes probes - passent la vitesse supérieure. Les convocations de politiciens corrompus quittent les tiroirs de la justice. Mieux: à Milan, le juge Di Pietro inculpe à tour de bras. Et pas n'importe qui. Le Who's Who des élus lombards. Motif: pots-de-vin. Direction: la prison centrale de San Vittore. Elle affiche complet. Ou presque. Ici, disent les passants, «on astique déjà la cellule de Bettino Craxi», la star socialiste des années 80. Il hurle à la machination. Le juge s'en fout. Il poursuit ce que la rue a baptisé opération «Mains propres». Au Parlement, le député communiste Luciano Violante - président de la commission anti-mafia - et Claudio Martelli, garde des Sceaux, font passer les lois. Renforcement de la protection des repentis, inspiré du «Witness Act» américain. Création de la «Super-Procura», celle dont Falcone rêvait. Prolongation des enquêtes sur les délits mafieux jusqu'à deux ans. Nouvelle police: les inspecteurs peuvent travailler sous couverture, procéder à des achats simulés de drogue, mettre sur écoutes les suspects. Enfin, les parrains détenus à l'Ucciardone - la prison des Bourbons, au c½ur de Palerme - sont transférés sur l'îlot de Pianosa, au large de la Toscane. Un quartier de haute sécurité d'où, dit-on, «on ne voit même pas la mer». Résultat: la pêche est bonne. Harponnés: Giuseppe Madonia, boss de Caltanissetta; Raffaele Stolder, roi de la poudre à Naples; les frères Cuntrera, ambassadeurs de Cosa Nostra à Caracas. Et d'autres. Par centaines. En 1992, les tribunaux ont mis sous séquestre des biens mafieux. Estimation: 7 milliards de francs. Bref, les repentis - 250 à ce jour - et la population ont brisé le tabou. Surmonté la peur. Ils parlent. Et maintenant? Citons Buscetta: «Du jour où Riina ne sera plus là éclatera une guerre fratricide de tous contre tous qui aboutira à la fin de Cosa Nostra.» La guerre, probable. Les prétendants: Bernardo Provenzano, à moins qu'il ne soit déjà mort; Nitto Santapaola, le boss catanais, vivrait en exil; Leoluca Bagarella, le beau-frère de Toto, tient la corde, si les «boss» de Trapani et d'Agrigente veulent bien se soumettre... La fin de Cosa Nostra? Celle des dinosaures, oui. Même si, demain, ils vengent le Courtaud, la ligne directe avec Rome est brouillée. Même si, demain, les dauphins renouvellent le genre, le sursaut démocratique italien marque le point de non-retour. «L'Etat a vaincu; nous tous, ensemble, avons vaincu», jubilait le présentateur de la RAI. «Hanno arrestato u Curtu?» Oui. Ils l'ont eu. A Corleone, les anciens ont gardé le silence. Continué leur partie de scopone, la belote locale. «Toto chi?» Mais l'annonce de la capture s'est répandue dans les écoles. Tous les enfants se sont levés. Ils ont applaudi
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# Online seit Freitag, 09. September, 2005 um 14:28

Leoluca "The Brother-In-Law" Bagarella

Leoluca "The Brother-In-Law" Bagarella
Né en 1941 à Corléone , Bagarella a la particularité d'être le frere de sang de Salvatore "Toto" Riinà , le capo de la Cosa Nostra et de la Coupole. Il fut arrêté en 1995 apres de nombreuses années de fuite.

Sa Biographie
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# Online seit Donnerstag, 01. September, 2005 um 18:28

Tommaso Buscetta

Tommaso Buscetta
Tommaso Buscetta (dit Don Masino) (Palerme, 1928-New York, 2000) était un dirigeant de la mafia sicilienne. Il fut aussi le premier grand repenti de Cosa Nostra.

Tommaso Buscetta fut affilié à la famille mafieuse de Porta Nuova en 1948. Il devint rapidement influent au sein de Cosa Nostra et entreprit une carrière partagée entre la Sicile, les États-Unis et l'Amérique du Sud, qui lui valut son surnom de « Boss des deux mondes ». Il fut principalement actif dans le trafic de cigarettes et de drogue, même s'il a toujours nié avoir participé à cette dernière activité.

Se trouvant dans le camp des « perdants » lors de la guerre de mafia qui éclata en 1981-82, il se résigna à collaborer avec la justice après son arrestation au Brésil en 1984. Sa contribution au travail du pool antimafia de Palerme et notamment du juge Giovanni Falcone fut l'une des plus importantes dans l'histoire de la lutte contre la mafia. Il fut en particulier le premier à dévoiler l'existence de la « Commission régionale », chargée de coordonner les activités des familles mafieuses siciliennes. Ses révélations et celles d'autres grands repentis de l'époque comme Antonino Calderone ou Salvatore Contorno conduisirent à la mise en accusation de 475 mafieux lors du maxi-procès qui se déroula à Palerme en 1986-87. Il collabora aussi avec la justice américaine, en particulier pour l'opération pizza connection.

Après l'attentat de Capaci contre le juge Falcone en 1992, Tommaso Buscetta accepta enfin de parler des liens entre la mafia et la politique qu'il avait tenus secrets jusque-là, accusant en particulier Giulio Andreotti, l'un des hommes politiques italiens les plus importants de l'après-guerre.

Vivant aux États-Unis sous une nouvelle identité et bénéficiant d'un programme de protection des collaborateurs de justice, il mourut d'un cancer dans sa maison de New York en 20
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# Online seit Donnerstag, 01. September, 2005 um 18:23

Un « boss » de la Cosa Nostra arrêté en Bohême du Nord

Un « boss » de la Cosa Nostra arrêté en Bohême du Nord
Luigi Putrone, un membre haut placé de la mafia sicilienne, a été arrêté, par la police tchèque. Impliqué dans au moins neuf meurtres et condamné à perpétuité par contumace dans son pays à la fin des années 1990, ce Palermitain chef d'une grande famille de la Cosa Nostra vivait caché depuis six ans à Usti nad Labem, en Bohême du Nord. Une histoire rocambolesque qui a fait les délices des médias tchèques.
Luigi Putrone, photo: CTKClassé parmi les trente criminels les plus dangereux de la Botte par les carabiniers italiens, Luigi Putrone, qui avait pris le faux nom d'Umberto Bonfiglio - « bon fils » en français - vivait officiellement depuis 1999 de l'importation en République tchèque de parfums de son pays d'origine. Il était même inscrit au Registre du commerce comme associé de la société René&Umberto. A l'heure actuelle, la police, qui a placé le mafioso en détention provisoire, mène encore son enquête afin de déterminer l'identité de ses complices. La piste la plus probable semble toutefois mener à René Slepcik, bien connu du milieu local et dont le frère Elemir a été condamné, en janvier dernier, à douze ans de prison pour trafic de cocaïne.
En attendant des éléments plus précis, tous ceux qui fréquentaient Luigi Putrone s'avouent surpris par les révélations faites à son sujet par les médias, assurant qu'il s'agissait d'un homme calme, gentil, discret et parlant couramment le tchèque. « Nous avons fait connaissance il y a six ans dans une boîte de nuit, confirme ainsi sa petite amie Nikol Horvatova. Depuis, il s'est toujours très bien comporté avec moi. Je ne sais rien du tout de ce que l'on raconte sur lui. Il ne parlait jamais du passé et je n'ai jamais été en Italie avec lui. » Un témoignage semblable à celui d'autres proches dont la police a affirmé ne pas douter de la véracité.
Luigi Putrone a été appréhendé dans une boulangerie-pâtisserie d'un quartier d'Usti nad Labem. Selon les témoins, l'opération s'est passée dans le calme. « Il était tellement surpris qu'on lui passe les menottes qu'il s'est comporté comme une brebis », a-t-on précisé à la Brigade de répression du crime organisé. Pourtant, le passé de Luigi Putrone n'a rien de celui du doux animal. En 1998, alors qu'il était en fuite depuis déjà douze ans, le ministère italien de l'Intérieur avait lancé un mandat d'arrêt international à son encontre. Il faisait partie de la Cosa Nostra, une des cinq organisations basées en Italie répondant à l'appellation de « mafia », dont les hommes avaient été à l'origine, en 1992, de l'assassinat du célèbre juge Giovanni Falcone. Son clan se consacrait notamment au chantage, au trafic de drogue et d'armes, ainsi qu'à la manipulation d'appels d'offres publics. Surtout, Luigi Putrone avait choqué l'opinion publique italienne avec le meurtre de l'enfant d'un informateur collaborant avec la police. Après avoir emprisonné le petit garçon, il l'avait tué avant de dissoudre son corps dans de l'acide...
C'est à la fin du mois de juin dernier que la police tchèque avait été informée par ses collègues italiens de la présence en Bohême de Luigi Putrone. Lors de son interrogatoire, ce dernier a fourni un minimum d'informations, prouvant qu'il n'avait pas oublié ce qu'est l'omerta. Depuis, la justice tchèque s'est mise en contact avec les autorités italiennes qui disposent de quarante jours pour réclamer son extradition.
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# Online seit Donnerstag, 01. September, 2005 um 18:20

Nitto "The Hunter" Santapaola

Nitto "The Hunter" Santapaola
Boss de Catane.
Vous en saurez plus sur lui ici
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# Online seit Donnerstag, 01. September, 2005 um 18:18